8 FEMMES (ou presque)

Une direction artistique, ça se cherche.

De g. à dr. : Laetitia Duhoux, Aurélien Lemant, Annie Blénet, Jacqueline Palaprat, Elisabeth de Ledoulx-Mantzel.

Comme on cherche le Nord ou ses clefs. Oeuvrer à une dramaturgie, c’est admettre qu’on s’est d’abord perdu. Pratiquer des choix impossibles entre des mots imprononçables et des images inexprimables. Couper à la hache, dans son imagination plutôt que dans le texte. Combien de génocides et de bûchers avant d’accoucher de la boussole finale, celle qui, à défaut de nous entraîner à bon port, laissera danser l’aiguille vers la Californie / l’Eden / la Terre promise /…/ tant espéré(e) ?

Pour penser 8 FEMMES (ou presque), d’après la pièce de Robert Thomas (1961, les Beatles n’étaient même pas tout à fait nés), il a fallu se trépaner le cervelet, pour ne plus laisser que ces quelques titres, patronymes, anglicismes, franchises… : Lost et Cluedo, Depeche Mode et En attendant Godot, Monopoly et Hercule Poirot, Twin Peaks et Huis-Clos. Une certaine conception de la perdition, et de la société comme un jeu perdu d’avance. Un jeu auquel nous sommes contraints de participer. Autant y prendre plaisir.

Annie Blénet et Jacqueline Palaprat.

Quand viendra l’avant-première, le dimanche 4 décembre 2011 à 16h, il sera peut-être encore temps de sauver le peu de ce qu’il restera, dans notre direction artistique, de ces noms et idées. Ou peut-être les aurons-nous abandonnés dans le tiroir en attendant que Godot ne les en extirpe, n’est-ce pas ? En attendant le 4 décembre plutôt qu’un hypothétique farceur démiurge (parfois, je me dis que Godot, c’est moi), voici ce vers quoi nous nous sommes dirigés :

Elles sont adorables : belles, pures, élégantes, braves, chics et charmantes… bien incapables de faire du tort, ne serait-ce qu’à une mouche. Seulement, c’est forcément l’une d’entre elles huit qui a assassiné Charles dans son lit, la nuit dernière, tandis que les autres dormaient, ou essayaient. Ou faisaient semblant. Or comme la police ne vient pas, et que la tempête au dehors se déchaîne, isolant la maisonnée dans une campagne hostile, les liens qui jadis unissaient ces huit créatures vont se révéler des câbles à haute tension. Alors ? Toutes pourries ? Toutes folles à lier ? Ou les victimes d’un complot qui les dépasse ?
Conçue et orchestrée telle une absurde autant qu’haletante enquête de Cluedo, où chaque porte entr’ouverte déterre un secret de famille ou réveille un fantôme, cette mise en scène de Huit femmes se présente donc au spectateur comme un jeu. Un jeu dont les règles et l’objectif se découvrent au fur et à mesure de la partie. Un seul indice avant de commencer à jouer avec vous : Croyez-moi, pour découvrir l’assassin, il faudra que vous vous découvriez d’abord.

Martine Doyen-Gauthier, Marina Gaullier, Laetitia Duhoux.

On aura compris qu’à cette direction, il y a un directeur. Et à l’artistique, répondent les artistes. Les voici, par ordre d’entrée en scène :

Claude PALAPRAT
Martine DOYEN-GAUTHIER
Lydia VERNET
Marina GAULLIER
Annie BLENET
Jacqueline PALAPRAT
Laetitia DUHOUX
Elisabeth de LEDOULX-MANTZEL

Mise en scène et dramaturgie d’Aurélien LEMANT
assisté par Elisabeth de LEDOULX-MANTZEL

8 FEMMES (ou presque), une co-production La RUMEUR/La Carcasse ! Bactérie Théâtrale, 2011-2012.

Scénographie et décor d’Elisabeth de LEDOULX-MANTZEL

Photographies de Morgane DOYEN

- 4 décembre 2011 à 16 h Salle des Fêtes de SAINT AIGNAN (41110)

- 21 janvier 2012 à 20h30  Salle des Fêtes de SEIGY (41110)

- 18 février 2012 à 20h30 Salle des Fêtes de CERE LA RONDE (37)

- 17 mars 2012 à 20H30  Gymnase de LANDES LE GAULOIS (41)

- 23 et 24 mars 2012 à 20h30 Foyer LaÏque de SAINT AIGNAN

- 25 mars 2012 à 16h Foyer Laïque de SAINT AIGNAN

- 25 mai 2012 à 20H30 au Festival Colecta de SAINT-CLAUDE de DIRAY (41)

De g. à dr. : Annie Blénet, Claude Palaprat, Marina Gaullier, Jacqueline Palaprat, Lydia Vernet, Laetitia Duhoux, Martine Doyen-Gauthier, Elisabeth de Ledoulx-Mantzel.

Le Squelette d’une idée

Fondée le 21 septembre 2004,
La Carcasse ! Bactérie Théâtrale est une structure établie à Saint-Aignan sur Cher, au carrefour de 3 provinces : le Berry, la Sologne et la Touraine.

De noir et de feu : La Carcasse !

Ailleurs et autre chose qu’une compagnie, La Carcasse ! est une association de malfaiteurs de l’Art Vivant. Pour mener à bien son projet dramatique – mises en scène, expérimentations, lectures publiques, conférences interactives, pédagogie – son ossature revêt la chair de professionnels du théâtre, du cirque et du cinématographe, activistes permanents :

Un dramaturge.
Un metteur en scène.
Deux circassiennes.
Quatre acteurs.

Une direction : la transmission…

Deux mots : contamination artistique…

Des propositions : inventer un public à la hauteur des exigences de son théâtre ; générer, sur la durée, une paire de claques mémorable ; offrir une vision des arts du spectacle intemporelle… s’investir.

La contamination a commencé.

Tout débute par une rencontre.
Nous attendons votre appel.

Aurélien LEMANT & Chris THIERY, fondateurs, directeurs artistiques.

lacarcasse.com@hotmail.fr

01.53.31.18.75 / 06.12.38.62.59

 

 

L’I.L.I.A.D.E, bilan en articles

Les stagiaires créent chacun une marionnette et un masque. Conception/confection du décor  pour la représentation – (dr)

L’ILIADE, article 1 :

Aurélien Lemant et son partenaire Christopher Thiery, tous deux professionnels du théâtre de la compagnie La Carcasse ! Bactérie théâtrale, se sont engagés, pour la seconde fois depuis 2005, dans la direction et l’animation d’une action théâtrale de réinsertion sociale au profit de dix personnes en situation précaire et demandeurs d’emplois de longue date. Nommée I.L.I.A.D.E   (Invitation Libre et Individuelle à l’Art Dramatique contre l’Exclusion), cette action s’étend sur trois semaines consécutives de cinq jours chacune (août et jusqu’à mi-septembre, représentation en novembre). Chaque journée s’étend sur huit heures, dont sept travaillées (temps de pause et déjeuner), soit 105 heures de travail réparties sur trois semaines. Les metteurs en scène et intervenants extérieurs sont financés pour cette mission par le Conseil Général, des municipalités et une entreprises privée.
Les méthodes : par des techniques de théâtre, comme la parole en public ou se montrer en public, les metteurs en scène optimisent les compétences des participants. Pour ce faire, ils demandent à leurs acteurs de créer chacun une marionnette et un masque (révélateurs de la personnalité et des potentiels de chacun) qui va les représenter tout au long du périple. Le but étant de les faire passer d’une inhibition certaine à une possibilité d’exhibition pour se faire entendre ou se faire valoir.
Et c’est avec aisance et même volubilité que Jennifer, Martine, Catherine, les deux Annick, Sébastien, Raphaël, Françoise et Alexandre s’expriment en cette fin de résidence pour raconter leur marionnette, le masque qu’ils ont réalisé… Dans quelques semaines, ils vont même savoir jouer en public le bénéfice de leur expérience.

L’ILIADE, article 2 :

Le théâtre : une aide à la réinsertion. Le théâtre : une aide à la réinsertion. - (dr)

Voici environ un mois Aurélien Lemant et Christopher Thiery de la compagnie La Carcasse ! Bactérie théâtrale avaient entrepris de mettre leur talent professionnel de dramaturges et acteurs au service d’un groupe d’une dizaine de personnes démunies, dans le cadre d’un projet de réinsertion sociale passant par le spectacle.
Au cours de cette action financée en partie par le Conseil Général de Loir&Cher qui s’est déroulée dans les salles des fêtes de Seigy puis Saint Aignan, le ZooParc de Beauval et le Foyer Laïque de Saint Aignan pendant près d’un mois et à raison de journées complètes (repas du midi pris en commun), chacun a pu acquérir de nouveaux moyens d’expression empruntés au théâtre : masques, marionnettes, totems…
Ultime conclusion avec la troupe jeudi soir dernier (3 novembre 2011) dans la salle du foyer laïque de Saint Aignan, avec les interventions successives et en public de tous les participants « qui ne voulaient même pas l’envisager au début du projet», commentent Aurélien et Christopher.
C’est à partir du souvenir des mots du jour « les qualités » ; « être actif » ; « marionnettes »… qui ont été utilisés lors des répétitions, que les acteurs peuvent aujourd’hui affirmer leur nouvelle assurance physique et verbale en déclinant une courte histoire devant l’auditoire… Courte histoire qui confirme bien également la nouvelle image que chacun a découvert et veut maintenant donner de lui-même.
Le « Je suis débloqué » d’Alexandre lors de cette présentation valide bien l’ensemble de l’opération.

J. Beaulieu pour La Nouvelle République.

Les HIBOUX (ne sont pas ce que l’on croit)

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Si l’on doit à Hamlet d’avoir comparé le théâtre à un miroir dressé devant le public, lui renvoyant le portrait fidèle de ses tares comme de ses grâces, force est de constater que ce miroir réfléchissant est, depuis l’immédiat après-guerre, remplacé par une autre forme de médium, plus scrupuleusement proche, par ses contours et sa matière mêmes, de la surface de verre poli d’une glace : le poste de télévision qui a colonisé nos salons.

Réflexion théâtrale sur le petit écran, Les Hiboux (ne sont pas ce que l’on croit) tient son titre de l’une des répliques les plus mystérieuses de la série à succès Twin Peaks. Double réflexion, puisqu’il y est question de réfléchir sur la télévision et ses effets réels sur l’âme du spectateur, autant que continuer à brandir ce miroir afin  “de montrer à la vertu ses propres traits, à l’infamie sa propre image, et au temps même sa forme“, comme le fait dire Shakespeare à son personnage.

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Les Hiboux est un spectacle qui nous immerge dans l’univers de la série conçue par David Lynch, mais il est aussi une enquête interactive sur la notion de plateau télévisé, une visite guidée dans l’esthétique du cinéaste culte, fondant ses intuitions sur l’intrigue policière de Twin Peaks.

D’après les textes de Pacôme Thiellement consacrés à la télévision et l’occultisme comme à la série américaine, et d’après le journal intime de Laura Palmer, un enquêteur aux traits de Dale Cooper (l’agent du FBI de la série) nous entraîne à la recherche des indices et symboles semés par Lynch, pour nous aider à comprendre la télévision en général.
Jouant d’installations scénographiques et de dispositifs vidéos interactifs, ce spectacle ravira autant les fans de Twin Peaks que les novices.

Avec :

Aurélien LEMANT (dramaturgie, mise en scène, interprétation)
Nicolas MAISSE (scénographie, régie, installations)

Les Hiboux est une co-création produite et réalisée par SONAR et La Carcasse ! Bactérie Théâtrale, subventionnée par la Communauté de Communes Val de Cher – St Aignan

Représentations : les 19 & 21 Avril 2011 à 20h30 au Cinéma le Petit Casino de Saint-Aignan (41)

Entrée : 5€

Infos-Réservations : asso.sonar(@)gmail.com

Ou ici.

A bientôt, à Twin Peaks.

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La Carcasse ! à la recherche de programmateurs !!!


Après une dizaine de tournées de lectures publiques et des stages de cirque, masque et marionnette (Paris, Val d’Oise et Loir&Cher), et une tournée circassienne dans la région d’Evian cet été*, La Carcasse ! est en quête de dates de spectacles pour remplir la rentrée de septembre 2010 en Région Centre et Ile de France.

Pour l’heure, nous proposons…

Un Vernissage/Équarrissage (répétitions publiques interactives)  les vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 septembre prochains, en compagnie de Christopher THIERY et Aurélien LEMANT.
Au programme : d’Arlequin à Spiderman, commedia dell’arte et super-héros, (tous publics / scolaires), une conférence-aventure autour du héros comique occidental et ses nombreux avatars.


La Carcasse ! peut en complément du Vernissage proposer, au choix, des spectacles de cirque ou magie ou théâtre.

Nous contacter : lacarcasse.com@hotmail.fr

Spectacle 5 : DEDALES

La Carcasse ! célèbre les noces du cirque et du blues dans une chapelle oubliée, aux confins des mers.

« Non ! Ce baiser de trop vient sceller ton destin

Et celui de ta race. A mon cœur qui s’éteint

On porte un coup fatal. Oui, le feu qui se dresse,

Dansant au plus profond de ces yeux teints de liesse,

Ce feu est mon malheur, car ce n’est pas pour moi

Qu’il brûle le regard de la femme à ton bras,

Thésée. Sache, impudent, qu’en enlevant ma sœur,

Tu te fais meurtrier : tu m’arraches le cœur.

Apprends que j’aime aussi, et la douce Ariane

Ne sera à personne, puisque je nous condamne

Tous trois : toi, à la geôle où tu croupiras, sale,

Seul et laissé pour mort, piégé dans les dédales ;

Ariane, au célibat, invisible à la flamme

Des prétendants abjects dont ton sang se réclame,

Recouverte d’un voile, enfermée dans ma tour ;

Quant à moi, Minotaure, être interdit d’amour,

Monstre interdit de plaire, erreur de la nature,

Des dieux la risée, odieuse créature,

Jamais de votre hymen je ne saurais souffrir

La vision. Je pleure, et je voudrais mourir,

Aussi je me punis en surveillant vos vies,

Séparées pour toujours, tristes ignominies. » Le Minotaure, in Dédales

L’Histoire ?

Thésée est au pied de la montagne. Il tente de subsister.

Le Minotaure en est au sommet. Il scrute la venue d’un navire.

Ariane est sur ce rocher au milieu de la mer. Elle est libre.

Thésée ne tuera point, ce ne sera donc pas un héros. Ainsi Ariane ne devra pas tomber amoureuse, et le Minotaure ne devra pas mourir.

Voici une histoire qui commence par la volonté de ne pas faire d’histoires afin d’éviter le massacre, le meurtre, la tromperie, la jalousie, la ruse et l’abandon.

Un désir de moralité, dès le début.

Tout est bien qui commence bien.

Thésée désire juste pêcher pour se nourrir.  Ariane désire juste le suivre. Le Minotaure n’est juste pas d’accord.

Malaise dans la culture

Dédales est une fable tragi-comique où les personnages légendaires ne sont pas plus satisfaits de leur condition que nous ne le sommes de la nôtre. Thésée pourrait-il manger les baies sauvages de l’île ? Ariane pourrait-elle être indifférente à ce saltimbanque pouilleux ? Le Minotaure pourrait-il être un excellent gardien de phare ?

Point final.

Non, aucune histoire, aucun plan ne peut se dérouler sans heurts. Rien de ce que l’on projette ne peut se passer comme prévu. Jamais. Il faut toujours que la tyrannie reprenne ses droits sur la vie.

Avec  Laurène GUION, Aurélien LEMANT & Chris THIERY.

Dédales a fait l’objet de quatre représentations :

En plein air parmi les ruines gallo-romaines de la ville de Thésée la romaine, en Loir et Cher, puis dans un gymnase couvert. Il fut programmé tout public dans chaque circonstance.
Kit de presse et dossier complet disponibles sur demande.

Spectacle 4 : La Mécanique de l’Orange

Votre cerveau n'est pas synchrone avec le mien.

La Mécanique de l’Orange n’est pas un jeu de mots. Par-delà sa parenté avec le livre d’Anthony Burgess, ou le film qu’en fît Stanley Kubrick, ce titre pourrait être décerné à l’époque que nous vivons :  elle gît toute entière dans ce marasme cool, cette crise fun, cette défaite pop de la pensée. Rose orangé, télégénique, ce mécanisme est celui qui conduit les gens à accepter, au péril de leurs intelligences et de leurs créativités, au prix de la sincérité de leurs émotions, le sort que leur réservent les nouvelles autorités constituées, essentiellement médiatiques. Ce mécanisme est celui qui nous fait prendre pour argent comptant tout ce qui provient d’un poste de radio ou de télévision, d’une feuille de journal ou d’un site Internet, en dépit de nos postures d’hommes éclairés.

Nous ne réfléchissons plus, nous enregistrons. Le cerveau pétri de jingles, nous nous accordons tous à déclarer, en public, qu’il n’y a guère plus de distinction entre une campagne électorale et une page de publicité, entre un discours politique et un rédactionnel marketing. Néanmoins, en privé, nous vivons toute propagande comme un spectacle que nous attendons avec impatience, suivons avec délices.

Et voulons bien croire avec ferveur.

Le Capital Santé, ça se respecte.

Tour de passe-passe :

Intox / Matraquage publicitaire / Détournement de l’attention / Hypnose / Désinformation / Tyrannie médiatique / Pensée magique / Hystérie collective / Manipulation des foules / Esclavage moderne.

Inspirée par la lecture de Philippe Muray, Aldous Huxley, Dario Fo, Robert Silverberg et bien d’autres encore…  La Mécanique de l’Orange raconte, sous forme de farce, l’histoire de ce renoncement consenti à nos volontés.

Concrètement ?

Sur le plateau, à l’intérieur d’un cadre qui évoque autant un écran qu’un castelet de guignol, plusieurs saynètes voient intervenir une escouade de personnages masqués, dictateurs ou journalistes ; de marionnettes tirant elles-mêmes les ficelles d’animateurs ou de télévangélistes ; de mages autoproclamés, confondant prestidigitation et manipulation des consciences ; et même parfois d’êtres (apparemment) humains, en tout cas comédiens… Saynètes entrecoupées de voix off, de réclames et de messages à caractère informatif.

La cervelle du spectateur, bombardée d’images, de sons, de news proférées comme des menaces ou des slogans, est pressée comme une orange dont tout le monde pourra boire le jus au sortir de la performance – ce n’est pas une blague !

Tout doit être effacé. Tout doit être supprimé.

Cette comédie à la fois populaire et personnelle emprunte ses climats au psychédélisme, à la manière d’un album de Pink Floyd ou du Blue Öyster Cult ; nous voulons d’un théâtre stimulant, qui intensifie l’activité du cerveau et l’état de veille du spectateur. Il ne faut pas que le public sorte de là sans remettre en doute tout ce qu’il lira dans la presse ou entendra sur les ondes. Il faut que le spectacle continue d’agir, longtemps après…

Que l’on se rassure à moitié : pas de bad trip à l’issue d’une représentation, malgré un possible syndrome post-hallucinatoire persistant (l’orange shaolin est aussi la couleur des extralucides, qu’on se le dise).

Programmation :

La Mécanique de l’Orange, d’après Christopher Thiery, Philippe Muray, Dario Fo, Robert Silverberg, Aldous Huxley, Aurélien Lemant, Henri Broch, Georges Charpak…

avec Eric Blair, Aurélien Lemant, Chris Thiery & John-Anthony Wilson.

mis en scène par Chris Thiery & Aurélien Lemant.

Créé en mars 2009 à La Soupe aux Choux, Bourges (18), Printemps des Poètes.

Créations photographiques : Dominique Amaro, 2009.

Kit de presse et dossier complet disponibles sur demande.

Spectacle 3 : Artefact

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Artefact, troisième création de La Carcasse ! Bactérie Théâtrale

« Un sacrifice. Un éclair. Un souvenir venu du futur. »

Ce haïku, minuscule fragment d’Artefact – ouvrage de l’écrivain Maurice G. DANTEC, publié en 2007 – pourrait en être le sous-titre, tant il contient en essence chacune des trois novelas qui composent ce livre.

Un sacrifice

Le premier texte, Vers le nord du ciel,  est le récit d’un homme qui offre sa vie pour sauver une petite fille des tours en feu du 11 septembre.

Un éclair

Artefact, la seconde nouvelle, relate le parcours onirique d’un homme qui abandonne tout ce qu’il était pour se faire écrivain.

Un souvenir venu du futur

Enfin, Le Monde de ce prince est une description de la fin du monde, telle que filmée par le petit frère du diable.

Tels les deux hémisphères reliés par le corps calleux pour former le cerveau humain, ces trois histoires fantastiques n’en sont qu’une, contée(s) simultanément par l’acteur-lecteur dans une approche schizophréniforme.

ARTEFACT est donc une lecture-performance autour de la schizophrénie.

Blanche et gris métal, la scénographie du spectacle ARTEFACT symbolise un cerveau :

La scène est scindée en trois espaces.

Chaque espace est occupé par un pupitre sur lequel repose le texte.

A chaque pupitre correspond une des trois nouvelles lues.

- A cour, un pupitre est équipé d’une caméra qui enregistre et rediffuse les mouvements du public, comme l’hémisphère gauche d’une cervelle humaine. C’est le diable qui filme.

- A jardin, un pupitre est accompagné d’une guitare électrique pour créer et jouer, fonctions de l’hémisphère droit. C’est un homme qui s’affirme.

- Au centre, un pupitre est éclairé d’un néon horizontal suggérant le lien entre les deux hémisphères. C’est l’écrivain qui domine.

Trois textes mais un seul livre. Trois personnalités mais un seul personnage. Trois encéphales pour un seul schizophrène : le switch, le changement de personnalités, s’opère dans la mince zone d’ombre qui s’étend entre chaque pupitre.

L’éclairage est totalement manipulé depuis la scène, par l’acteur-lecteur :

- Des veilleuses, qui seront disséminées dans le public pour mieux le filmer.

- Un rayon laser, qui désignera parmi les spectateurs les prochaines victimes d’un tueur de masse.

- Une lampe frontale de spéléologie, qui figurera l’illumination de l’auteur.

- Un tube fluo, réfléchi sur la tenue blanche du comédien et sur ses partitions.

La musique est diffusée directement depuis la scène, via un amplificateur Fender.

Le chant n’est pas amplifié.

Principales programmations :

Artefact,

d’après Maurice G. Dantec,

adapté et mis en scène par Aurélien Lemant.

Créé en 2008 au Château de Mareuil (Festillésime 41), repris au Puzzle Théâtre, Caen (14) en présence de l’auteur.

Artefact chroniqué par La Renaissance

Kit presse et dossier complet disponibles sur demande.

Spectacle 2 : Compte à rebours

 

Le second spectacle de La Carcasse ! Bactérie Théâtrale

La méthode la plus simple pour rendre une arme silencieuse efficace, et gagner le contrôle du public, c’ est de maintenir ce public dans l’ignorance du fonctionnement du « système » d’un coté, tout en l’entretenant dans la confusion, désorganisé et distrait par des sujets sans importance réelle, de l’autre coté.

Une tragi-comédie noire et burlesque, où se côtoient clowns et science-fiction, écartelés entre l’univers de Kafka, les films de Martin Scorsese et la commedia dell’arte.
Quatre personnages, enfermés dans une situation inextricable, se crêpent le chignon à coups de nunchakus et de traits acides et absurdes :
Il y a Gus qui se prend des claques, Ben qui obéit aux ordres sans réfléchir, Monsieur Monde qui fait sa loi, et un mystérieux quatrième individu, qui surgit quand on ne l’attend plus. Ils proviennent de…

Monsieur Monde de Jean-Michel Ribes

Le Monte-plats d’Harold Pinter

Database d’Aurélien Lemant

…et constituent notre triptyque Compte à rebours.

« Le Dalang. Il fait les voix et manipule les marionnettes. Il dirige les musiciens. Son boulot est de nous faire rire et pleurer. Homme très intelligent. Le Dalang est plus qu’un marionnettiste. Son habileté nous fait croire que nous voyons deux grandes armées, mais il n’y a pas de guerre. Il n’y a que le Dalang. »

Grant Morrison


Au moment où je vous écris, quatre personnages isolés sont assujettis à une force indéterminée.

Dans la limite de ces conditions, chaque personnage exerce sa puissance sur ce qui lui reste d’humanité.

Les modalités d’existence au travers desquelles ils tentent de survivre châtrent leur raisonnement.

Emprisonnés dans une situation absurde, ils affirment leur volonté de vivre en assouvissant tous leurs besoins instinctifs.

 

Dans le roman de George Orwell, La Ferme des animaux,

“tous sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres”.

Pour pérenniser leur domination, les animaux s’initient à la démarche de l’homme.

Dans cette pièce, les êtres humains n’ont qu’une seule obligation

Un droit

Un devoir

“Tu dois apprendre à te mettre à quatre pattes”.

Combien de temps…

…pour en arriver là ?

Chris Thiery, metteur en scène

Principales programmations :

Compte à rebours,

de Jean-Michel Ribes, Harold Pinter et Aurélien Lemant,

mis en scène par Christopher Thiery.

Créé en 2005 au Théâtre de l’Aparté, Vendôme (41).

2007 : reprise à Saint Aignan (Festillésime 41).

Chroniqué dans La Nouvelle République, pour Festillésime

Kit presse et dossier complet disponibles sur demande.

Spectacle 1 : Pour un Oui ou pour un Non

 

Le premier spectacle de La Carcasse ! Bactérie Théâtrale

« Je cherche désespérément un ami qui me préexiste. Jusqu’ici je n’ai pas eu de chance. »

Yasmina Reza

Pour un oui ou pour un non, de Nathalie Sarraute.

C’est l’histoire de la plus petite révolution humaine.

Celle d’un homme qui à un autre dit : non.

Quel est le contenu de ce non ?

Il signifie par exemple : Jusque-là, oui. Au-delà, non.

En somme, c’est une révolte contre le oui.

Une représentation théâtrale des fondations sur lesquelles se bâtissent nos rapports humains : le désaccord, la dispute et le malentendu.

« Le monde ne marche que par le Malentendu. C’est par le Malentendu universel que tout le monde s’accorde. Car si, par malheur, on se comprenait, on ne pourrait jamais s’accorder. »

Charles Baudelaire

Principales programmations :

Pour un oui ou pour un non

de Nathalie Sarraute,

mis en scène par Christopher Thiery.

Créé en 2004 au Théâtre de l’Aparté, Vendôme, puis à Saint Aignan (41).

2005 : reprise à l’Aparté.

2006 : un mois complet à l’Aktéon de Paris, puis Château de Chémery (Festillésime 41).

2007 : Festival Les Hivernales, Le Blanc (36).

Chroniqué dans La Renaissance pour Festillésime 41

Pour la fiche technique du spectacle, cliquez ici : Pour un Oui ou pour un Non – Ce qui arrive quand on mange ses amis

Kit presse et dossier complet disponibles sur demande.

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